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BUSH VA ÊTRE REELU PAR LA FRAUDE

 
 
Présidentielle américaine 
 
Chronique d'une fraude annoncée 
 
 
À moins de deux mois de l'élection présidentielle américaine, la seule chose sur laquelle démocrates et républicains s'accordent est l'énormité de l'enjeu, Dick Cheney allant jusqu'à dire explicitement qu'une victoire de Kerry mettrait l'Amérique en grave danger d'être à nouveau la cible d'un attentat majeur sur son sol. Une telle déclaration, aussi risible qu'elle puisse paraître, est parfaitement dans le ton de la campagne républicaine. 
 
Si Kerry, en axant la convention démocrate sur son passé de héros du Vietnam, a sa part de responsabilité dans la désespérante vacuité de cette campagne, il est clair que les attaques les plus basses lancées systématiquement par les républicains contre Kerry - la désormais tristement célèbre campagne des Swift Boat Veterans for Truth n'étant qu'un exemple parmi d'autres - n'ont pas pour seul but de salir Kerry, mais aussi de maintenir le débat dans la boue. Bush n'a bien entendu pas intérêt à une discussion sérieuse de son bilan. Pourtant, les analystes s'épuisent à discuter de l'importance de la guerre en Irak par rapport aux chiffres du chômage pour les quelques électeurs indécis qui feront la différence le 2 novembre… Il y a fort à parier que les grands médias vont continuer à limiter le débat aux questions de personnalité et que les problèmes sérieux n'auront aucune importance - ce qui vaut mieux pour Bush. Mais la vraie question est de savoir s'il y aura une élection le 2 novembre, ou un simulacre. 
 
La machine à multiplier les votes… républicains 
 
La débâcle du système électoral en 2000 donne un avant-goût de ce qui pourrait se passer en novembre. À l'époque, le chaos des décomptes successifs a permis à l'industrie des machines à voter électroniques de se poser en rempart contre une possible répétition de ce scénario catastrophe, et de gagner en quatre ans une importance prépondérante dans le système électoral. Cette année, près d'un électeur sur trois votera sur une de ces machines… et ce malgré le fait qu'en 2000 un comté de Floride de moins de 400 inscrits qui votaient électroniquement à enregistré 2813 votes pour Bush et moins 16022 votes pour Gore. Les projections donnant Bush gagnant en Floride prenaient ces votes en compte.  
 
Depuis, les problèmes de ce genre se sont multipliés. Par exemple, lors de l'élection générale de l'État d'Alabama en 2002, 6300 votes électroniques ont mystérieusement " disparus " après la fermeture du bureau de vote, renversant ainsi le résultat annoncé au profit du candidat républicain. La demande du candidat démocrate pour un nouveau décompte a été rejetée. Les fraudes caractérisées ont été nombreuses, mais rien n'est fait pour sécuriser les votes. Le New York Times a fait une comparaison des standards de sécurité entre les machines à sous de Las Vegas et les machines à voter. Le résultat est effrayant : alors que chaque programme sur une machine à sous doit être public et déposé à une agence d'État, les programmes des machines à voter sont des secrets de fabrique. Alors que les machines à sous sont soumises à des tests constants, il n'y a pratiquement aucune norme pour tester les machines à voter. Les certifications pour les machines à sous sont données par une agence d'État. Celles des machines à voter par une agence presque entièrement financée par les compagnies produisant les machines.  
 
La façon dont cette agence travaille et ses archives ne sont pas publiques, contrairement à celles de l'agence en charge des machines à sous. Plusieurs groupes ont protesté et essayé d'obtenir une amélioration de la sécurité de ces machines. Mais de nombreux administrateurs électoraux sont aussi membres ou consultants pour les compagnies produisant les machines, ou plus systématiquement " achetés " par ces compagnies qui leur offrent des " séminaires " dans des locations exotiques. L'Association nationale des secrétaires d'État est financée à 43 ar des compagnies privées, au premier rang desquelles figurent les fabricants de ces machines.  
 
Résultat : les recommandations les plus simples, comme l'exigence d'une trace papier pour chaque vote, sont la plupart du temps rejetées. Si l'on ajoute les déclarations suivantes du PDG de Diebold (l'un des plus gros fabricant) lors d'un " fund raiser " républicain en Ohio, il y a de quoi avoir peur : " Nous sommes déterminés à aider l'Ohio à délivrer ses votes au président. " 
 
Votes fantômes 
 
Mais le vote électronique, aussi dangereux qu'il soit, pourrait bien être la partie émergée de l'iceberg. En effet, le nombre d'États autorisant - ou encourageant - les votes par correspondance sans demander de justification est désormais de 26, six de plus qu'en 2000. Les règles à suivre pour voter " absentee " laissent songeur : parmi les 19 États dont le vote doit décider de l'élection (les états " champs de bataille "), seulement 6 demandent la signature de témoins vérifiant que la personne votant est la personne inscrite. 14 d'entre eux laissent les partis politiques distribuer les formulaires et aider les votants à les remplir et 7 d'entre eux laissent les partis collecter les votes " absentee ", laissant ouverte la porte à toute sorte de manipulation.  
 
De fait, un grand nombre de fraudes ont déjà été constatées dans diverses élections ces quatre dernières années. Des falsifications de signature à la correction de bulletins en passant par la destruction de bulletins collectés dans une zone " ennemie ", les cas ne manquent pas. Certaines personnes ont été payées par les représentants des partis les aidant à remplir le bulletin. Ces représentants sont particulièrement zélés pour aider les personnes âgées, les citoyens issus des minorités, et en général les gens qui sont " intimidables ". Les résultats de plusieurs élections en 2002 et 2003 sont toujours en suspens, en attendant une décision de justice. Sachant que près d'un quart de la population va voter de cette façon (tous les votes seront même par correspondance en Oregon, l'un des 19 États qui comptent) et que dans la plupart des États les règles de sécurité ont été assouplies, voire supprimées, c'est une deuxième voie de manipulation massive annoncée. 
 
Droit de vote à géométrie variable 
 
Reste la suppression pure et simple des votes, légale ou non. Dans de nombreux États, les personnes condamnées pour félonies ne peuvent pas voter, qu'ils aient purgé leur peine ou non. C'est ainsi 4,7 millions d'Américains et en particulier 13 es hommes noirs qui sont privés de leurs droits civiques. 80 e la population est favorable à la restauration des droits civiques d'une personne ayant purgé sa peine. Pourtant, la tendance est un peu partout à serrer la vis. Il est vrai que beaucoup d'États ont basculé du côté républicain en 2002 et, comme Marthy Connors, Chairman du parti en Alabama a eu la franchise de le dire : " Pour être franc, nous sommes opposés à la restauration des droits civiques parce que les félons ont plutôt tendance à ne pas voter républicain. " 
 
La Floride n'est qu'un exemple, mais elle est à la pointe du combat pour la suppression des votes issus des minorités. En Floride, 8 es adultes et environ 25 es hommes noirs ne peuvent voter. Une étude de l'université du Minnesota montre que dans le pire scénario possible pour le candidat démocrate, Bush aurait perdu en Floride par plus de 80 000 voix (à comparer à sa " victoire " par 537 voix) si les félons avaient pu voter. C'est la partie légale. 
 
Plus effrayant, les registres électoraux sont notoirement erronés ce qui a permis en 2000 de voler l'élection en concoctant une liste de 57 700 félons sur laquelle 90 es gens (dont 54 e Noirs) n'aurait pas dû figurer. Ce sont maintenant des faits avérés et on pourrait penser que les principaux responsables, Jeb Bush et Katherine Harris, sont derrière les barreaux… Jeb Bush est toujours gouverneur de Floride et Katherine Harris a été élue au Congrès en 2002. On pourrait également penser que la Floride serait forcée à suivre les règles cette fois-ci… L'administration de Floride a bien tenté de garder secrète la liste de félons préparée cette année, mais après des procès intentés par certains médias, la liste est devenue publique… et a dû être abandonnée car elle contenait à nouveau un large pourcentage de gens ayant le droit de voter, et étrangement, contenait à nouveau une grande majorité de Noirs et aucun Hispanique. Les Hispaniques de Floride votent traditionnellement républicain.  
 
Reste l'intimidation. 
 
Sous prétexte d'une enquête sur une fraude électorale - enquête qui avait d'abord été rejetée comme inutile puis ressuscitée, sous pression politique - de nombreux citoyens noirs en Floride ont reçu la visite d'officiers de police en uniforme, notamment de nombreuses figures locales du combat pour les droits civiques, créant le sentiment dans la communauté qu'il vaut mieux rester loin des isoloirs pour ne pas avoir de problème avec la police. 
 
Si par hasard les républicains n'emportaient pas l'élection avec tout ça, il ne serait pas impossible que les grands électeurs ne suivent pas l'électorat qu'ils représentent. En effet, la décision de la Cour suprême qui donna finalement la victoire à Bush en 2002 rappelait explicitement qu'au bout du compte, le nombre de voix populaires ne compte pas, seulement le nombre de votes du vote collégial. Comme les grands électeurs de Floride avaient déjà donné leurs votes à Bush, le fait que Bush ait effectivement gagné en Floride ou non n'avait pas d'importance… L'argument laisse songeur quand on pense que les administrations de la grande majorité des États sont sous contrôle total des républicains après leur large victoire à l'élection de 2002. 
 
Sources : Lien vers http://alternativelibertaire.org/journal/al133/133_14.htm>
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Modifié en dernier lieu le 20.11.2004
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