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REFORMES EUROPEENNES POUR SE PROTEGER

 
 
Samedi 4 decembre 2004 
 
Le projet de réforme de l'ONU, qui ne plaira pas à Washington, porte la marque du travail de la Suisse  
 
Kofi Annan a demandé à 16 Sages de lui proposer des recommandations. Ils en ont rédigé 101, et veulent transformer le Conseil de sécurité. Cette réflexion avait été suscitée par George Bush. Les Sages admettent que le terrorisme est un cauchemar. Mais ils posent des conditions au recours à la force.  
 
Kofi Annan fait penser à Russell Crowe dans Master and Commander: imperturbable dans les tempêtes. Sa tête est mise à prix à Washington par quelques sénateurs excités. George Bush soutient comme la corde le pendu le Ghanéen que les Etats-Unis avaient pourtant imposé il y a six ans au secrétariat général de l'ONU. Entre-temps, il y a eu l'Irak. Très grosses vagues. On croit le navire en perdition? Le capitaine prépare le colmatage des brèches sans arrêter les machines.  
 
Le secrétaire général vient de rendre publiques les 101 recommandations que 16 Sages ont formulées afin que les Nations unies jouent mieux leur rôle dans le maintien ou le rétablissement de la sécurité. Il n'y avait aucun Suisse dans ce panel d'anciens ministres et hauts fonctionnaires internationaux. Pourtant, dans les cent pages du rapport pour la réforme, on repère sans peine les chantiers auxquels la Suisse a travaillé: la Charte, le régime des sanctions, et surtout la Commission des droits de l'homme, qui doit faire sa révolution.  
 
L'entreprise que Kofi Annan a lancée est une réponse à George Bush. Il y a un an, le président américain était venu devant l'Assemblée générale pour sommer l'organisation d'ouvrir les yeux sur les nouvelles menaces à la sécurité – en fait, de s'adapter au terrorisme. C'était en septembre 2003. La guerre en Irak n'avait pas encore si mal tourné. Le Texan demandait que l'ONU avalise finalement la nécessité de frappes préventives (preemptives, disent les Américains) contre les «voyous», Etats ou réseaux. D'accord, ouvrons ce débat, avait répondu le secrétaire général. Un an après, le résultat ne peut pas plaire à George Bush. Les Seize, sur le point central de la «préemption, ne cèdent rien aux Etats-Unis. Mais ils admettent que l'ONU doit durcir ses instruments.  
 
Nouvelles menaces  
 
La question américaine revenait à contester la définition de la légitime défense telle qu'elle est contenue dans la Charte (article 51) et les modalités du recours à la force (chapitre VII). Micheline Calmy-Rey avait aussitôt proposé le concours suisse. Des juristes internationaux se sont réunis à Genève, et leurs conclusions sont reprises par les Seize: il ne faut pas toucher à la Charte, elle dit tout. Les Sages n'ignorent pas les nouvelles menaces. Ils décrivent même le terrorisme comme un cauchemar futur. Pour l'écarter, le recours à la force peut être légitime. A cinq conditions: la menace doit être claire et grave, y compris contre des populations civiles (autrement dit, il aurait mieux valu intervenir au Rwanda qu'en Irak); l'objectif de l'action armée doit être évident; c'est un ultime recours; les moyens engagés ne doivent pas être disproportionnés; les conséquences doivent être prises en compte – le remède ne doit pas être pire que le mal.  
 
Cette énumération dit à elle seule pourquoi George Bush ne sera pas ravi de la réponse qu'il reçoit. Les Seize ne parlent de l'Irak qu'en creux. Mais leur réflexion revient à dire que le Conseil de sécurité aurait sans doute accepté le recours à la force contre Saddam Hussein s'il avait répondu aux cinq critères qu'ils énumèrent. Les Sages ne sont cependant pas des naïfs. Leur rapport ne dit pas que l'ONU est un instrument parfait. Ils demandent le renforcement et la professionnalisation du Secrétariat, admettant sans l'écrire qu'il y a, aux Nations unies, trop d'amateurisme et beaucoup de «branches mortes» qu'il faut mettre en retraite anticipée.  
 
Le Conseil de sécurité doit être recomposé, pour représenter réellement le monde tel qu'il est aujourd'hui (voir infographie). Mais les Seize n'osent pas mettre en cause le droit de veto que cinq Etats se sont octroyé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils affirment seulement – comme la Suisse – que ce droit ne doit pas être étendu.  
 
Le rapport est particulièrement sévère pour la Commission des droits de l'homme, qui tient chaque année à Genève sa pantalonnade. C'est aussi le principal chantier de la Suisse à l'ONU: l'objectif est de remplacer cette commission de 53 Etats qui se protègent les uns les autres par un Conseil des droits de l'homme, équivalent du Conseil de sécurité, conçu pour agir en faveur des victimes. Avant d'adhérer, la Suisse avait aussi organisé une réflexion internationale sur l'utilisation des sanctions dans les conflits. Kofi Annan lui avait confié le mandat d'imaginer des régimes de sanctions qui ne nuisent pas d'abord aux populations civiles, comme on l'a vu en Irak. Les Seize reprennent les conclusions de ce travail.  
 
En mars prochain, sur la base du rapport qu'il a reçu, le secrétaire général fera connaître les réformes qu'il propose pour l'organisation. A l'automne prochain, juste avant la session de l'Assemblée générale, un sommet de chefs d'Etat en discutera.  
 
Des élus du Congrès américain veulent la peau de Kofi Annan 
 
Le fils du secrétaire général aggrave l'imbroglio pétrole contre nourriture.  
 
Kofi Annan, complice de Saddam Hussein? Deux commissions du Congrès américain organisent depuis des mois une véritable danse de scalp. Norm Coleman, qui préside celle du Sénat, demande au secrétaire général de démissionner. Les élus américains, bien sûr, règlent les comptes de l'après-guerre avec les Nations unies. Mais ce n'est pas si simple. L'ONU, dans cette affaire, n'est pas blanche, et elle devra finir par l'admettre.  
 
L'affaire, c'est le programme «pétrole contre nourriture», que le Conseil de sécurité avait conçu pour alléger les souffrances des Irakiens sous le régime de sanctions imposé après la guerre du Golfe. Bagdad pouvait exporter des quantités limitées de pétrole; l'argent allait sur un compte bloqué contrôlé par l'ONU, qui libérait les sommes nécessaires à l'achat de nourriture et de médicaments par l'Irak.  
 
En fait, Saddam Hussein a utilisé le programme comme une pompe à finances. Les contrôles (en principe sous la responsabilité du Conseil de sécurité) étaient lâches. Bagdad décidait des ventes et des achats. Très vite, un système de dessous de table a été mis en place. Les compagnies qui voulaient de l'excellent brut irakien devaient verser une commission discrète en plus du prix contrôlé par les Nations unies. Les importations irakiennes étaient payées au prix fort pour dégager là aussi un bénéfice clandestin. Le dictateur distribuait en outre des bons d'exportation à des amis, ou dans des pays favorables à la levée des sanctions. Le directeur du programme à l'ONU, Benon Sevan, est accusé d'en avoir bénéficié.  
 
En fait, ces combines (à part l'affaire Sevan) n'étaient pas si secrètes. Guère plus que la contrebande massive de pétrole irakien, qui avait lieu au vu de tous, et permettait par exemple aux Kurdes de survivre. Mais à Washington, l'administration et pas mal d'élus pensent tenir leur vengeance. Et ils ont reçu l'aide inattendue de Kojo Annan, le fils du secrétaire général. Il a travaillé brièvement pour la société genevoise Cotecna, chargée du contrôle des importations de Bagdad. Le jeune Annan n'avait apparemment rien à voir avec le contrat irakien, mais il a continué à toucher 2500 francs par mois après avoir quitté Cotecna, en application d'un contrat de non-concurrence. Les versements ont cessé en février dernier. Juste au moment où le scandale «oil for food» a explosé...  
 
Le mystérieux départ de Saint Jack 
 
Cinq mois à l'ONU, ce n'est vraiment pas très long. Pourquoi «Saint Jack» a-t-il donné son sac? John Danforth, sénateur du Missouri pendant dix-huit ans, et accessoirement pasteur anglican (d'où le «Saint Jack»), a annoncé à George Bush qu'il ne voulait plus être l'ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies. Il souhaite rentrer chez lui pour s'occuper de sa femme Sally. Vraiment?  
 
Cette démission n'est peut-être pas si simple. Danforth a envoyé sa démission trois jours après le remplacement, au Département d'Etat, de Colin Powell par Condoleezza Rice. Le poste, dit-on, intéressait l'ambassadeur de fortune. Il y a quatre ans, son nom circulait comme colistier de Bush à la place de Dick Cheney, et après l'élection du républicain, il était donné favori pour le ministère de la Justice. Cela fait, si c'est vrai, beaucoup d'espoirs déçus...  
 
Il faut dire aussi que le poste de représentant permanent des Etats-Unis auprès des Nations unies n'est, par les temps qui courent, pas très plaisant: il n'y a pas beaucoup d'amis, pour un Américain, dans les couloirs du palais au bord de l'East River. Mais beaucoup de gens qui tirent la gueule.  
 
John Danforth, dans le Parti conservateur, n'est cependant pas un ultra. Un modéré, au contraire, cherchant les compromis. A-t-il compris que la Maison-Blanche ne voulait pas de ça, ni à l'ONU, ni au Département d'Etat?  
 
Alain Campiotti 
 
Sources : Lien vers http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&contenuPage=&article=146424&quickbar=>  
 
 
 
 
 
 
 
 
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Modifié en dernier lieu le 4.12.2004
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