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21 decembre 2004 
 
Bush défend Rumsfeld, dont l'opinion souhaite le départ 
 
Le président américain George W. Bush a décrit lundi son secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, comme un homme de coeur qui fait du bon travail, balayant les demandes d'élus de sa majorité de remplacer le chef du Pentagone, critiqué pour sa gestion du dossier irakien. 
 
Ces élus ne sont pas les seuls puisqu'une majorité d'Américains (52souhaitent le départ de M. Rumsfeld, selon deux sondages publiés lundi. Seuls 35'entre eux approuvent la manière dont le ministre, l'un des plus influents de l'administration, exerce ses fonctions, indique l'enquête d'opinion de la chaîne ABC et du Washington Post. 
 
Interrogé à deux reprises lors d'une conférence de presse sur l'avenir de son secrétaire à la Défense, M. Bush a défendu son bilan et sa personnalité, attaqués à la suite d'un récent voyage dans le Golfe où il avait été interpellé par un soldat estimant les forces américaines mal équipées pour faire face aux insurgés en Irak. 
 
"Ecoutez, je sais quel coeur a le secrétaire Rumsfeld, je sais combien il se soucie des troupes. Lui et sa femme vont tout le temps à Walter Reed et Bethesda (deux hôpitaux militaires de la région de Washington) pour réconforter et remonter le moral" des soldats blessés, a souligné le président américain. La réponse de M. Rumsfeld au souci de sécurité évoqué par le soldat, selon laquelle "on va à la guerre avec l'armée dont on dispose, pas avec celle qu'on souhaite avoir" avait choqué, donnant l'image d'un dirigeant froid, "d'une arrogance à couper le souffle", selon William Kristol, figure de la mouvance néo-conservatrice qui avait milité pour la guerre en Irak. 
 
"J'ai entendu l'angoisse dans sa voix et vu ses yeux quand il parle du danger en Irak et du fait que des jeunes sont là-bas, risquant leur vie, c'est un homme bon, même si parfois son attitude est dure", a assuré M. Bush en évoquant le chef du Pentagone. "Sous cette apparence, il y a un être humain bon qui se soucie profondément des militaires et de la peine causée par la guerre", a plaidé le président américain. 
 
Auparavant, M. Bush avait expliqué combien il était heureux que M. Rumsfeld demeure à la tête du Pentagone pour son second mandat. "Je lui ai demandé de rester car je comprends la nature du travail et je crois qu'il fait vraiment du très bon boulot. Le poste de secrétaire à la Défense est complexe, complexe en temps de paix et plus complexe encore en temps de guerre", a-t-il déclaré. 
 
M. Bush a rappelé que "le secrétaire (à la Défense) avait géré son ministère alors que deux batailles majeures étaient menées dans la guerre contre le terrorisme, l'Afghanistan et l'Irak". M. Rumsfeld fait depuis 10 jours l'objet de critiques croissantes dans le clan républicain. 
 
Dimanche encore, des parlementaires montaient au créneau, appelant le chef du Pentagone à "écouter" les critiques et à "réévaluer" ses projets. "Je n'ai pas confiance en Rumsfeld", a déclaré le sénateur républicain Charles Hagel, étoile montante de son parti, jugeant "absolument impardonnable de ne pas avoir préparé nos troupes" à la situation en Irak. Les parlementaires se sont toutefois abstenus de réclamer sa démission. Il "devrait rendre des comptes et rester en poste", a ainsi déclaré le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Richard Lugar. 
 
Tom DeLay, chef de file des républicains à la Chambre des représentants, a pour sa part fustigé lundi la "frénésie de critiques" contre M. Rumsfeld, qu'il a qualifié de "figure historique au Pentagone". 
 
Le président américain George W. Bush a également déclaré lundi qu'il entendait continuer à travailler avec le président russe Vladimir Poutine, tout en reconnaissant que les relations étaient "complexes" en raison de différends sur plusieurs dossiers, dont l'Irak. "Comme vous le savez, Vladimir Poutine et moi avons de bonnes relations, depuis notre rencontre en Slovénie, et j'ai l'intention que ça dure", a dit M. Bush lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Le président américain s'est abstenu d'évoquer le dossier ukrainien, à quelques jours de l'élection présidentielle à Kiev pour laquelle le candidat de l'opposition Viktor Iouchtchenko est donné favori. 
 
Parmi les désaccords avec M. Poutine, M. Bush a cité la décision prise par le Kremlin de nommer directement les gouverneurs de régions. Evoquant la coopération dans le domaine du contrôle des armes nucléaire, M. Bush a déclaré: "Nous avons du travail à faire pour sécuriser le matériel nucléaire. Je m'attends à continuer à travailler avec les Russes pour une extension de la coopération", a-t-il dit. Parlant du commerce international, M. Bush a indiqué avoir déclaré à M. Poutine que "nous ferons en sorte de voir si la Russie peut être admise à l'OMC. Ce serait un pas positif pour les relations entre les deux pays", a ajouté le président américain. 
 
Le Kremlin a annoncé lundi que MM. Poutine et Bush se rencontreraient le 24 février à Bratislava, lors d'un sommet Russie-USA dans la capitale slovaque. 
 
Sources : Lien vers http://www.lexpress.fr/info/infojour/infos.asp?id=041221080301.qbgeif6f&rub=mon&pid=041221072701> 
 
 
20 décembre 2004 
 
Rumsfeld signera désormais les lettres de condoléances aux familles des soldats tués en Irak 
 
Le ministre américain de la défense, Donald Rumsfeld, signera désormais de sa main les lettres de condoléances aux familles des soldats tombés au combat, plutôt que de confier cette tâche à une machine, ce qui a suscité la réprobation de l'opinion publique.  
Des élus du Congrès, aussi bien démocrates que républicains, ont critiqué le chef du Pentagone pour ne pas avoir signé lui-même les lettres de condoléances depuis le début. M. Rumsfeld est par ailleurs soumis actuellement à de très dures critiques de la part de son propre camp, certains ténors du Parti républicain mettant carrément en cause sa capacité à mener à bien la guerre en Irak.  
Dans un communiqué daté de vendredi et publié par le journal de l'armée américaine Stars & Stripes, Donald Rumsfeld annonce que désormais il signera lui-même les lettres de condoléances aux familles. Ce communiqué ne fait pas référence spécifiquement aux opérations militaires en Irak ou en Afghanistan. Mais des membres des familles ont déclaré au même journal qu'ils étaient fâchés par le fait que la signature de M. Rumsfeld soit apparemment un tampon.  
Plus de 1.300 militaires américains ont perdu la vie en Irak depuis l'invasion de ce pays en mars 2003. 
 
Sources : Lien vers http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20041219.FAP1904.html?2316> 
 
20 décembre 2004 
 
George W. Bush renouvelle sa confiance à Donald Rumsfeld, critiqué dans son propre camp 
 
La contestation grandit contre le responsable américain de la Défense Donald Rumsfeld, y compris dans son propre camp. Sa conduite de la guerre en Irak a incité nombre d'élus républicains à réclamer ouvertement son remplacement à la tête du Pentagone, même si les principales commissions du Sénat hésitent à lui refuser la confiance.  
Le président George W. Bush lui a d'ailleurs réaffirmé lundi son soutien, saluant le «très bon travail» accompli par son secrétaire à la Défense -un des rescapés du remaniement gouvernemental qui a suivi la réelection de M. Bush le 2 novembre dernier.  
Donald Rumsfeld, 72 ans, souhaitait conserver son poste pour continuer à superviser la transition en Irak et mettre en oeuvre son plan de transformation et modernisation de l'armée. Il n'en compte pas moins des détracteurs au sein de la hiérarchie militaire.  
Sous couvert de l'anonymat, des officiers lui reprochent ainsi de ne pas les avoir écoutés. Ils dénoncent notamment l'envoi d'effectifs insuffisants en Irak, l'absence de stratégie claire ainsi que le manque de préparation des troupes. Lors d'une rencontre au Koweït, début décembre, des soldats américains l'ont interpellé, lui demandant pourquoi les GI's devaient fouiller les décharges pour trouver de quoi renforcer le blindage de leurs véhicules. On part à la guerre avec l'armée dont on dispose, pas celle qu'on aimerait avoir, a répliqué Donald Rumsfeld.  
La sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, membre de la commission des Forces armées, a répondu en publiant le 16 décembre le texte d'une lettre adressée à M. Rumsfeld. Elle l'invitait à préciser pourquoi le «ministère de la Défense est toujours incapable d'assurer à nos troupes les équipements dont ils ont besoin pour mener leur mission avec le plus de sécurité possible». Mme Collins a souligné avoir posé la même question «plus de huit mois» auparavant.  
Connu pour son franc-parler, le sénateur républicain du Nebraska Chuck Hagel n'a de son côté pas hésité à affirmer qu'il n'avait «pas confiance» en Donald Rumsfeld, notant que la situation en Irak a «empiré». Plus de 1.300 soldats américains ont été tués depuis l'invasion du pays en mars 2003.  
«Je n'aime pas la façon dont il (Rumsfeld) a fait certaines choses. Je pense qu'elles ont été irresponsables», a lancé cet ancien du Vietnam, disant tout haut ce que certains, au Pentagone ou dans les rangs, pensent tout bas.  
«Nous n'avons pas été en Irak avec assez de soldats. Il a rejeté ses officiers généraux. Il a rejeté toute influence extérieure, tout conseil ou avis extérieur. Et il a rejeté de nombreux avis internes émanant d'hommes et de femmes sous l'uniforme depuis 25 ou 30 ans», a poursuit Chuck Hagel.  
Les sénateurs républicains Trent Lott et John McCain, lui aussi ancien du Vietnam et membre de la Commission des forces armées, se sont joints à ces critiques, partagées par des parlementaires démocrates.  
Après la révélation du scandale d'Abou Ghraïb, un groupe indépendant d'experts en défense avait par ailleurs mis en cause les plus hauts responsables civils et militaires du Pentagone, dont Donald Rumsfeld, estimant qu'ils avaient créé les conditions ayant conduit aux exactions subies par des prisonniers irakiens.  
Plus récemment, des élus du Congrès des deux bords ont reproché au chef du Pentagone de ne pas avoir signé lui-même, dès le début de la guerre, les lettres de condoléances aux familles des soldats tombés au combat. Cette tâche était confiée à une machine, mais le ministre a fait savoir qu'il signerait désormais les lettres de sa main.  
En dépit de ces critiques, les présidents des principales commissions du Sénat (Forces Armées et Affaires étrangères) hésitent à refuser leur confiance au ministre, dont la nomination devra être confirmée par la chambre haute du Congrès. On ne change pas de capitaine dans la tourmente, font-ils valoir en substance, argument qui fut aussi évoqué pendant la campagne pour la réelection du président.  
«Nous ne devons pas actuellement nourrir l'idée qu'on puisse changer» les responsables, à quelques semaines de surcroît des élections irakiennes, prévues le 30 janvier, a déclaré le président républicain de la Commission des Forces Armées, John Warner. Son homologue à la tête de la Commission des Affaires étrangères, Richard Lugar note lui qu'on ne «peut pas» se permettre aujourd'hui «l'épreuve» d'une succession.  
En définitive, Donald Rumsfeld doit «être tenu responsable» de son action à la tête du ministère, mais «doit rester en poste», a-t-il conclu. 
 
Sources : Lien vers http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20041220.FAP2070.html?1916> 
 
19 décembre 2004 
 
Rumsfeld appelé à changer de méthode par des parlementaires 
 
Des parlementaires républicains sont de nouveau montés au créneau dimanche contre le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, l'appelant à "écouter" les critiques et à "réévaluer" ses projets, tandis que la Maison Blanche lui exprimait une nouvelle fois son soutien. 
 
"Je n'ai pas confiance en Rumsfeld", a déclaré sur la chaîne de télévision CBS le sénateur républicain Charles Hagel, une étoile montante de son parti. 
 
"Il est absolument impardonnable de ne pas avoir préparé nos troupes" à la situation en Irak, a estimé M. Hagel, dénonçant "un manque évident de préparation informée, claire, directe dans l'Irak de l'après-Saddam". 
 
Soulignant que "les choses sont pires que jamais", M. Hagel a affirmé que "ce que l'on voit là, c'est la manifestation d'une accumulation d'erreurs de jugement". 
 
"Il y a de plus en plus de questions sur la disposition (de M. Rumsfeld) à s'ajuster quand les choses ne se passent pas comme prévu dans son plan de bataille", a déclaré pour sa part la sénatrice républicaine modérée Susan Collins sur la chaîne de télévision NBC, évoquant l'Irak. 
 
"Je crois qu'il est très important qu'il réévalue et ajuste ses plans, pour être sûr que nous prenons en compte la persistance de l'insurrection", a ajouté Mme Collins, demandant à M. Rumsfeld d'"être réaliste sur les difficultés que nous rencontrons, et de changer le plan en fonction" de la réalité. 
 
Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Richard Lugar, a pour sa part estimé que M. Rumsfeld "devrait rendre des comptes, et rester en poste". 
 
"A ce stade, il faut qu'il écoute, et il écoute", a assuré M. Lugar lors d'une autre émission de NBC. 
 
"Nous ne devrions pas pour le moment jouer avec l'idée de changer les responsables au Pentagone", a ajouté sur cette chaîne le président de la commission des forces armées, John Warner, avertissant que de nouvelles difficultés sont prévisibles après les élections irakiennes de janvier. 
 
Le secrétaire général de la Maison Blanche Andrew Card a salué pour sa part sur ABC l'action "spectaculaire" de M. Rumsfeld. "Le président a une grande confiance en lui", a ajouté M. Card, sans toutefois indiquer si M. Rumsfeld resterait en fonctions durant la totalité du 2e mandat du président Bush. 
 
Un autre républicain, Saxby Chambliss, a pour sa part défendu l'action de M. Rumsfeld, tandis qu'au contraire le démocrate Jack Reed appelait directement à sa démission. 
 
"Je crois que le pays sera mieux servi par le départ du secrétaire (à la Défense) Rumsfeld", a dit M. Reed sur CBS. "Il est important qu'il parte", a-t-il répété. 
 
M. Rumsfeld, que le président George W. Bush a gardé dans son nouveau cabinet après sa réélection en novembre, fait l'objet de critiques grandissantes dans le clan républicain, exprimées notamment par l'influent ancien candidat à la présidence John McCain. 
 
Ces critiques ont été attisées par l'attitude de M. Rumsfeld durant un récent voyage auprès des troupes au Koweit, où il avait paru prendre à la légère les inquiétudes d'un soldat sur le manque d'équipement matériel pour les missions en Irak. 
 
Sources : Lien vers http://www.lexpress.fr/info/infojour/infos.asp?id=041219193717.4mtmwm0z&rub=mon&pid=041219184017> 
 
17 décembre 2004 
 
DES GENERAUX REFUSENT DE MENTIR 
 
Les plans du Pentagone, qui veut utiliser l’intox pour améliorer son image en Irak, suscitent la colère de certains gradés de haut rang. 
 
Le recours aux armes de tromperie massive est, de nouveau, à l’ordre du jour du Pentagone. La presse a révélé ces derniers jours qu’un plan des responsables avaient été mis en place pour créer une véritable organisation de fausses informations destinées à contrer les effets négatifs de la guerre en Irak sur l’opinion internationale, principalement dans les pays arabes, notamment l’influence de télévisions comme Al Djazira et plus généralement des médias qui ne donnent pas l’image voulue par la Maison-Blanche. 
 
Les buts de la présence américaine ne seraient pas bien compris. Il faudrait donc recourir à des « psy-op », des opérations psychologiques, dont se chargeraient les porte-parole de l’armée et du Pentagone. Les spécialistes en marketing du département de la Défense ne comprennent pas comment leur pays peut vendre du Coca-Cola à toute la planète même dans les pays hostiles aux États-Unis, rapporte le New York Times, et être incapable de faire approuver la guerre et « ses idéaux - démocratiques ». 
 
Un débat a lieu entre généraux du Pentagone et Donald Rumsfeld qui est à l’origine d’une directive secrète de soixante-quatorze pages, sorte de petit manuel de l’intoxication et de la propagande qui parle de « crise » dans la communication. Des militaires de haut rang, selon le New York Times, ont répondu que ces procédés, lors de la guerre du Vietnam, avaient ruiné toute crédibilité aux déclarations de l’armée. Ils rappellent qu’il y a trois ans Donald Rumsfeld avait dû fermer, officiellement, le bureau d’influence stratégique (Office of Strategic Influence, OSI) devant les protestations soulevées aux États-Unis et dans le monde. Or, Douglas J. Feith, qui dirigeait l’OSI est partie prenante dans la commission de généraux et de hauts fonctionnaires du ministère de la Défense chargés de mettre au point le programme d’armes de propagande massive, qui à l’approbation de George Bush, conforté dans ses plans par sa victoire aux élections grâce à une campagne sur les valeurs morales et ses - qualités de commandant en chef dans la guerre contre le terrorisme 
 
Le débat a pris de telles proportions que même le porte-parole du Pentagone, Lawrence Di Rita, a lâché : « Comme gouvernement, nous ne sommes pas bien organisés pour faire cela. » Manière de calmer la fièvre, quand tout le monde sait que l’OSI, sous d’autres formes n’a cessé de fonctionner. Le mensonge est-il une valeur morale à la Maison-Blanche ? 
 
Jacques Coubard 
 
Sources : Lien vers http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-12-17/2004-12-17-453158> 
 
16 décembre 2004 
 
Grogne croissante contre Rumsfeld dans son propre camp 
 
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, auquel le président George W. Bush a récemment renouvelé sa confiance, fait l'objet de critiques de plus en plus vives dont beaucoup issues de son propre camp politique. 
 
Plusieurs ténors du parti républicain se sont succédés ces derniers jours pour attaquer le bilan de ce rare rescapé du remaniement gouvernemental mis en chantier depuis la réélection de M. Bush, le 2 novembre. 
 
Les propos de M. Rumsfeld, lors d'une rencontre la semaine dernière au Koweit avec des soldats américains, semblent avoir mis le feu aux poudres. Alors qu'un soldat l'interpellait sur la vétusté du matériel militaire en Irak et le manque de véhicules blindés, il avait répondu: "On va à la guerre avec l'armée dont on dispose, pas avec celle qu'on souhaitait avoir". 
 
Le sénateur républicain Trent Lott, sans réclamer sa démission immédiate, a souhaité son départ au cours de l'année prochaine. "Il n'écoute pas suffisamment ses officiers", a-t-il ajouté jeudi. 
 
La Maison Blanche a volé au secours de son ministre. 
 
"Le président pense que le secrétaire Rumsfeld fait un excellent travail et c'est pour cela qu'il lui a demandé de continuer à servir en ces temps de guerre", a déclaré jeudi le porte-parole de la présidence, Scott McClellan. 
 
Interrogé sur la perception par M. Bush des critiques adressées par des républicains influents, il s'est contenté de répondre: "Nous suivons les actualités comme vous". 
 
La sénatrice républicain Susan Collins, membre de la commission des Forces Armées, était montée au créneau mercredi pour dire son inquiétude face aux propos "troublants" de M. Rumsfeld au Koweit. 
 
"Le ministère de la Défense continue à être incapable d'assurer à nos troupes les équipements dont ils ont besoin pour mener leur mission dans des conditions de sécurité maximales", accuse-t-elle notamment dans une lettre adressée à M. Rumsfeld, obtenue par l'AFP. 
 
Et son influent confrère Chuck Hagel s'est indigné des mêmes propos, estimant mercredi que les militaires américains "méritaient une bien meilleure réponse". Ce genre de commentaire "peut paraître amusant dans une salle de presse, mais pas dans une salle remplie d'hommes et de femmes que vous avez envoyés au devant des plus grands dangers", s'est-il énervé. 
 
Dans une chronique publiée par le Washington Post, William Kristol, figure clé de la mouvance néo-conservatrice qui a milité pour la guerre en Irak, a appelé sans détour à la démission de M. Rumsfeld, dénonçant son "arrogance à couper le souffle". Aucun ministre de la Défense en temps de guerre n'a ainsi "évité d'assumer ses responsabilités avec autant de légèreté et de nonchalance", a-t-il avancé. 
 
John McCain, sénateur très écouté au sein de la commission des Forces Armées, avait tiré à boulets rouges sur le secrétaire à la Défense en début de semaine, affirmant, pour résumer, n'avoir "pas confiance" en lui.  
 
Sources : Lien vers http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp?obj_id=041216224501.nao8clde> 
 
 
10 décembre 2004 
 
Le patron du Pentagone de passage au Koweït s'est vu reprocher l'équipement déficient du corps expéditionnaire  
 
Donald Rumsfeld chahuté par ses soldats 
 
Entre le ministre de la Guerre américain et son armée, la lune de miel est finie depuis longtemps. A peine reconduit dans ses fonctions par George W. Bush, Donald Rumsfeld en a eu la confirmation mercredi en voulant doper le moral des troupes en route vers l'Irak. 
 
Devant 2 300 soldats massés dans un hangar au nord du Koweït, le secrétaire à la Défense s'est fait chahuter par des membres de la réserve et de la Garde nationale en colère contre les conditions de leur déploiement au front. Il venait de leur dire de ne pas écouter «les sceptiques» pour qui tout va mal en Irak. Ouvrant la séance aux «questions franches», il a été visiblement pris de court par la spontanéité de son auditoire. Sur la défensive, dans un exercice habituellement limité à des échanges polis, Rumsfeld a lâché l'une de ces petites phrases ambiguës qui marquera son passage au Pentagone : «Vous partez en guerre avec l'armée que vous avez, pas avec celle que vous voudriez avoir ou que vous espérez avoir plus tard.» 
 
Plusieurs élus du Congrès ont dénoncé le ton «dédaigneux» du ministre, face à des plaintes largement justifiées portant sur l'équipement des soldats, la durée de leurs rotations en Irak et leur maintien en service actif au-delà du terme de leur engagement. Reconnaissant la sensibilité politique du sujet, le président s'est porté à son secours hier, saluant «le fait que le secrétaire soit allé visiter les troupes et ait écouté leurs questions». Quant à leurs inquiétudes, a dit George W. Bush, «nous nous en occupons. Nous voulons que nos forces bénéficient du meilleur équipement possible. Et si j'étais soldat outre-mer, désireux de défendre mon pays, j'aurais voulu poser les mêmes questions au ministre de la Défense». 
 
La veille, le soldat de 1re classe Thomas Wilson avait ouvert le feu : «Nos véhicules ne sont pas blindés, a-t-il lancé au patron du Pentagone. On doit fouiller au milieu de plaques de métal rouillées et de vitres déjà trouées d'impacts, prendre ce qu'il y a de mieux dans ces débris pour les mettre sur nos véhicules et partir au combat. Pourquoi n'avons-nous pas les ressources néces-saires ?» La salle s'est emplie de murmures approbateurs devant l'audace de ce vétéran de 31 ans, ancien de l'US Air Force engagé dans la Garde nationale du Tennessee après les attentats du 11 septembre 2001. «Vous pouvez avoir tout le blindage que vous voulez sur un char ou un Humvee et il peut sauter quand même», a brutalement répondu Rumsfeld. 
 
D'autres soldats ont demandé pourquoi la Garde nationale et la réserve semblaient avoir du matériel de seconde main, quand l'armée régulière obtenait le premier choix. Une femme engagée avec son mari a mis en cause la politique «d'endiguement des pertes» (Stop-loss policy), qui force des recrues en fin de contrat à prolonger leur engagement tant que le pays est en guerre. «Calmons-nous, calmons-nous, s'est écrié Donald Rumsfeld. Je suis un vieil homme et il est encore tôt ce matin. Voyons si j'arrive à rassembler mes idées.» Mais le secrétaire de 72 ans n'a rien cédé sur le fond : dans cette relation désenchantée, chaque camp devra se contenter de ce que l'autre peut offrir. 
 
Rappelant ses engagements électoraux, le président a tenté, hier, d'arrondir les angles : «Comme je l'ai dit à beaucoup de familles que j'ai rencontrées, nous faisons tout ce que nous pouvons pour protéger ceux qui leur sont chers dans une mission vitale.» En un an, le rythme de fabrication des Humvee blindés est passé de 15 à 450 par mois, mais l'état-major estime toujours qu'un quart des 20 000 véhicules utilisés en Irak sont dépourvus de protection adéquate. Il a aussi fallu un an après la proclamation de la «victoire» le 1er mai 2003 pour que tous les soldats soient équipés de vestes pare-balles. 
 
Le directeur du budget de la Maison-Blanche, Joshua Bolten, a emboîté le pas au président, en annonçant que l'administration Bush allait demander au Congrès, au début 2005, d'autoriser le déblocage de nouveaux fonds pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan. Il pourrait s'agir d'un montant global de 70 milliards de dollars. 
 
En octobre dernier, une unité de réservistes chargée du ravitaillement en essence avait refusé d'accomplir une mission en s'estimant trop exposée aux attaques de la guérilla. Vingt-trois soldats ont été frappés de sanctions disciplinaires mais aucun n'a été déféré en cour martiale. Cette semaine, un membre de la Garde nationale a perdu une manche dans son procès contre le Pentagone, un tribunal fédéral l'ayant renvoyé en Irak malgré la fin de son engagement d'un an. Huit autres recrues ont déposé des plaintes contre la prolongation autoritaire de leur contrat avec l'armée. 
 
L'abus de cette mesure est dénoncé par le sénateur républicain John McCain, qui invite Donald Rumsfeld à augmenter les effectifs de l'armée de métier au lieu d'épuiser son réservoir de volontaires. Quelque 45 pour cent de soldats déployés en Irak appartiennent à la réserve ou à la Garde nationale. Souvent plus âgés, mariés avec des enfants et exerçant une activité professionnelle, ils ont vu leur service passer de deux week-ends par mois et quinze jours l'été à douze ou quatorze mois de service continu. Désormais, ils ne cachent plus leur grogne. 
 
Sources : Lien vers http://www.lefigaro.fr/international/20041210.FIG0032.html> 
 
 
 
 
Le 4 decembre 2004 
 
Donald Rumsfeld le "survivant" confirmé à son poste 
 
Sévèrement critiqué après la révélation du scandale des tortures dans la prison irakienne d'Abou Ghraib, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld qui a été confirmé à son poste apparaît aujourd'hui comme un "survivant". 
 
 
Le président George W. Bush a demandé lundi dernier à M. Rumsfeld de rester aux commandes du Pentagone et le secrétaire à la Défense a accepté, a indiqué vendredi un responsable de la Maison Blanche mettant ainsi fin au suspense sur l'avenir politique du ministre américain de la Défense. 
 
 
La question du maintien ou non en poste de l'homme qui a dirigé les forces militaires américaines pour les guerres d'Afghanistan et surtout d'Irak restait la dernière interrogation de taille pour la constitution du nouveau gouvernement Bush. 
 
 
"C'est une période de défis. Nous menons une guerre mondiale contre le terrorisme et en cette période difficile, le secrétaire Rumsfeld est la personne qu'il faut pour cette fonction", a indiqué un haut responsable de la Maison Blanche. 
 
 
Le premier mandat de Rumsfeld a été marqué par la poursuite de violences non prévues en Irak -M. Rumsfeld a lui-même reconnu jeudi qu'il avait sous-évalué la force de l'insurrection-, l'échec de la découverte d'armes de destruction massive, l'incapacité d'arrêter Oussama ben Laden et plus de 1.250 décès de soldats américains. Son avenir politique avait été l'objet d'importantes spéculations, notamment après la révélation du scandale de la prison d'Abou Ghraib et des tortures infligées aux prisonniers irakiens. 
 
 
Mais, si le patron du Pentagone, âgé de 72 ans, un des "faucons" de l'administration Bush, compte nombre de détracteurs au Congrès et au sein même de la hiérarchie militaire c'est aussi un proche du vice-président Dick Cheney et jamais le soutien du président ne lui a fait défaut. 
 
 
Rumsfeld ne faisait pas mystère qu'il voulait rester à son poste, au moins dans un premier temps, pour continuer à superviser la transition en Irak, et pour lancer son plan de transformation et modernisation de l'armée avec notamment le déploiement d'un nouveau système de bouclier antimissile. 
 
 
Au fil des crises, il a gardé son assurance et sa combativité. Après les attentats du 11 septembre 2001 contre New York et Washington, il s'était fait l'avocat irréductible d'une Amérique forte, sans états d'âme, face aux risques émanant des terroristes et des États jugés incontrôlables par Washington.  
 
 
Célèbre pour sa franchise acérée et ses répliques musclées, Donald Rumsfeld fait face à une situation en Irak qui évoque le cauchemar du Vietnam. Les scénarios optimistes qu'il a élaborés avant la guerre pour libérer l'Irak se sont transformés en spirales de violences, avec une insurrection qui fait tâche d'huile et des opérations suicide, souvent meurtrières pour le camp américain.  
 
 
Ancien pilote de l'aéronavale, champion de lutte, M. Rumsfeld a été secrétaire général de la Maison Blanche sous Gerald Ford (1974-75) poste d'où il assista à la chute de Saïgon avant de devenir pour la première fois secrétaire à la Défense (1975-77). 
 
 
Riche industriel, il avait été rappelé par Bush en 2001 pour occuper de nouveau cette fonction. 
 
 
Il vient de décider de porter à 150.000 le nombre de soldats américains en Irak faisant naître de nouvelles questions sur la durée de l'engagement militaire des Etats-Unis dans ce pays alors que l'armée américaine est déjà très sollicitée. 
 
Sources : Lien vers http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp?obj_id=041204144851.dkngyh5c> 
 
 
(c) Adriana EVANGELIZT - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 21.12.2004
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