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10 novembre 2004 
 
La Presse 
Bonne Nouvelle pour l’Europe 
 
Jocelyn COULON 
 
La réélection de George W. Bush à la présidence des États-Unis est une bonne nouvelle pour l’Europe. En effet, les Européens ont toujours besoin d’un coup d’accélérateur pour franchir une autre étape vers l’unification de leur continent. Comme l’administration républicaine a tout fait durant son premier mandat pour freiner ce processus et saboter la mise en place d’une politique étrangère et de défense commune, il n’en tient maintenant qu’aux Européens de poursuivre la construction collective de leur continent avec ou sans la collaboration des États-Unis. 
 
La victoire de Bush a bien provoqué quelques réflexes de soumission. On n’efface pas en un soir 50 ans de subordination à la puissance tutélaire. Ainsi, faut-il se surprendre des imprécations habituelles du premier ministre britannique, Tony Blair, qui a demandé aux dirigeants européens de se faire " une raison " et de " s’adapter " à la réalité d’une nouvelle présidence Bush ? L’objectif commun, selon Blair, est de conserver et de renforcer la solidarité transatlantique pour faire face aux menaces actuelles. Il a d’ailleurs invités les dirigeants européens à s’engager en Irak, le bourbier que lui et son ami américain ont créé de toute pièce et où ils cherchent maintenant à entraîner les autres. 
 
Les beaux jours de l’antiaméricanisme 
 
Plus étrangement, le quotidien français Le Figaro a appelé les Européens à saisir l’occasion de cette réélection pour rétablir des relations de confiance avec l’Amérique. " Plutôt que d’attendre de Bush un geste de détente, le sursaut doit venir de ce côté-ci de l’Atlantique ", écrivait la semaine dernière un éditorialiste du journal. Le sursaut ? Il ne serait jamais venu à l’idée de l’éditorialiste d’évoquer un peu le passé, sans hargne, mais par souci de vérité, et de rappeler les insultes, les menaces et les intimidations déversées par Washington sur ses plus fidèles alliés pendant les premiers mois de la crise irakienne de 2003. Cette attitude a laissé des marques. Elle aura des conséquences profondes pour les relations transatlantiques. Elle a provoqué une telle irritation au sein des populations et des élites dominantes européennes qu’elle fait maintenant les beaux jours de l’antiaméricanisme comme jamais depuis l’après-guerre. En Allemagne et en Turquie, les deux plus solides alliés américains depuis un demi-siècle, les partis gouvernementaux comme ceux de l’opposition s’interrogent ouvertement sur leurs relations avec Washington, particulièrement dans le domaine militaire. On n’a pas encore, je crois, mesuré l’ampleur stratégique et politique de cet ébranlement. Devant un tel gâchis, l’éditorialiste aurait pu demander à George Bush de faire un geste, juste un petit sursaut, pour détendre l’atmosphère. 
 
La réaction du Figaro, comme celles de Blair et de plusieurs personnalités politiques européennes, est, heureusement, minoritaire. Les puissants méprisent ceux qui rampent. Ils ne s’adressent qu’à ceux qui savent leur tenir tête. Et tenir tête, il faut. Devant une administration américaine composée d’individus forgés aux réflexes de la guerre froide, habitués à se faire obéir au doigt et à l’oeil, les Européens ne peuvent plus reculer. L’extension d’une monnaie commune, l’élargissement de l’Union européenne et l’approfondissement de ses compétences, la redéfinition des souverainetés, la promotion d’un vouloir vivre continental et le renforcement des institutions multilatérales est un programme suffisamment emballant et riche de possibilités sans que les Européens ne dépensent ressources et énergies à tenter de faire revivre une illusoire solidarité transatlantique que Washington s’est acharné à dénaturer, sinon à détruire. 
 
Un chantier attirant 
 
Ce chantier de la construction européenne attire maintenant de plus en plus ceux qui l’on longtemps boudé. Ainsi, le premier ministre de Norvège, un pays fidèle à son amitié avec les États-Unis, a déclaré vendredi au cours d’une entrevue à la télévision, que l’unilatéralisme du président américain avait contribué à creuser le fossé entre les deux rives de l’Atlantique et que le temps était venu pour la Norvège de faire acte de candidature à l’Union européenne et de renforcer rapidement l’unité du continent. 
 
La nécessité d’agir dans cette direction est d’autant plus urgente que, déjà, deux groupes conservateurs américains bien en cour à la Maison-Blanche- la Heritage Foundation et l’American Enterprise Institute- viennent d’entreprendre auprès de politiciens britanniques une discrète campagne de dénigrement de la nouvelle Constitution européenne dont ils estiment que les implications en matière de politique étrangère et de défense européenne menaceraient " l’indépendance " de la politique étrangère britannique. En clair, la Grande-Bretagne doit dire non à l’Europe pour mieux servir les États-Unis. 
 
Encore une fois, les Américains n’ont rien compris. Ils ont bien essayé par le passé de freiner les grands projets d’unification européenne. Ils n’ont réussi qu’à les ralentir. Inexorablement, la minuscule CEE est devenue la grande Union européenne, les petites monnaies sont devenues le puissant Euro, les discussions sur l’acier et le charbon ont été remplacées par une frénésie législative sur à peu près tous les aspects de la vie des citoyens européens, l’Allemagne a quitté le giron américain et constitue dorénavant avec la France le moteur politique et économique du continent. Il reste à l’Europe à se doter d’une diplomatie et d’une défense communes. Ce sera, sans contredit, l’aspect le plus difficile de la construction européenne. Patience, l’Europe y viendra. 
 
L’auteur est professeur invité au Groupe d’étude et de recherche sur la sécurité internationale du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal. 
 
jcoulon@peaceoperation.org 
 
Jocelyn Coulon est chercheur invité au GERSI et au CÉRIUM 
 
Sources : Lien vers http://www.cerium.ca/article273.html> 
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Modifié en dernier lieu le 20.11.2004
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